us plaît. » « Tout de suite. » Je tape sa commande, puis relève la tête vers lui. « C'est tout ? » Nos regards se croisent. « Pour l'instant », répond il. Je roule des lèvres pour retenir mon s
i toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire. Je suis vraiment lamentable, c'est risible. Bon, comment on fait déjà ? Cette fichue machine reste un mystère total pour moi. Je jette un œil par dessus mon épaule et vois monsieur Cross qui patiente calmement, les mains dans les poches de son costume gris. Il porte une chemise crème aujourd'hui, qui met en vale
talien, en fait. » « Il est pas un peu vieux pour toi ? Il a quoi, quarante ans ? » « Il n'est pas trop vieux, et en plus il déteste mon café. » « Et donc ? » « Il déteste mon café et pourtant il revient sans arrêt. » Théo fronce les sourcils. « Je vois pas le rapport. » J'écarquille les yeux, impossible qu'il soit aussi lent à comprendre. « Ben, s'il n'aime pas mon café et qu'il revient quand même, c'est qu'il vient pour moi, non ? » « Ou alors il bosse j
xe autour de moi : murs anthracite, lustres démesurés, miroirs dorés dignes d'une galerie d'art. « Bonjour », dit une jolie blonde avec un sourire éclatant. « Je m'appelle Rosalie. » « Bonjour. » Je serre mon dossier de candidature à m'en blanchir les phalanges. Fuir, tout de suite, voilà ce que me hurle mon instinct. Mais qu'est ce que je fabrique ici ? J'ai l'estomac noué. Je parviens à articuler : « B... bonjour, je m'appelle Ivy, je viens pour l'entretien. » Rosalie consulte sa liste et coche mon nom. « P
je chuchote en retour. « Tu postules pour le bar, toi aussi ? » « Ouais. » « Pareil, je suis fauchée. » « Moi aussi, je suis étudiante. Mila, au fait. » « Enchantée, Ivy. » « Tu étudies quoi ? » « Le droit. » Je regarde autour de moi, un peu inquiète. « Tu crois que c'est légal, tout ça ? » « Aucune idée », répond Mila en haussant les épaules. « Moi c'est médecine, troisième année. » Je me détends légère
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