'ai pas vraiment pris le temps de m'asseoir depuis des heures. Depuis ce matin, mon esprit n'a cessé de dériver vers une seule
irige directement vers la machine à café, comme si mon corps avait appris à fonctionner en pilote automatiq
llègue Aimie. Elle a l'air exténuée mais toujours aussi vive. Elle s'affale sur le
le, en se calant un coussin derrière la tête. Je croy
nstaller à ses côtés, mon go
u. Elle m'a rejoint alors que j'étais en train de faire accoucher l'une de ses patient
ais je ne m'en plains pas. C'est presque rassurant, ce goût d
ne fait aucun cadeau. Et malgré ça, elle est là, pâle et héroïque. Parce qu'on manque cruellement de bras. Ici, la politique de la cheffe de service est
gobelet. Dans ce calme précaire, Aimi
ains on est...lâche-t-el
is je l'observe, en buv
card avec le mec
grogne-t-elle, en basculant la tête en arrière, les yeu
pas être si horrible que ça
vers moi, chargé d'un mélange
? Il m'a raconté la vie de ses foutues plantes et des tomates cerises qu'il tente de faire pousser dans son rid
eut-être p
pour me montrer un tableau Excel de la croissan
ime un
du crime. Là, il a changé de ton. Il s'est mis à me faire une leçon de morale sur les êtres sensibles sacrifiés pour notre plaisir
serve,
ens
-elle, les sourcils froncés, v
quoi après ? deman
les bras
e n'apporte mon plat. J'ai attrapé mon sac, j'ai posé un bille
tie... comme ça ? Tu
t que je me faufile par la porte arrière comme dans un mauvais film ? Non merc
r contre le canapé, cr
'étais épilée pour
petit rire m'éc
le, je souffle, s
age-femme, j'aurais fait carrière dans
café, elle me regarde, sou
e moi. Ça se passe comment
use est terminée, je
ix minutes. Et je te connais, si je te laisse partir, tu vas filer
pire,
iment. Ma vie amoureuse est
lle me fixe un instant, comme si elle
s. C'est juste que... je crois que
de suite. Son regard c
t'y remettre
aules, presque i
à ma vie amoureuse, Aimie, mais...
omme si ça pouvait fai
usqu'à ma mort. Et je préfère que ça reste ainsi. C'est plus simple si elle pense que je suis simplemen
e, c'est la vacuité de tout ça, l'inutilité de créer quelque
end quelque part, dans u
de la salle de repos. Un son strident, répé
blème dans la
re, en sautant
s talons claquant sur le carrelage glacé alors que je file
s frapper. L'ambiance dans la pièce a changé. L'air est lourd, saturé d'angoisse. Sonia est red
sse ? Le bébé a un prob
Ce n'est pas normal, elle n'est là que depuis
en pleurant. Mon bébé... il ralentit, v
sformé en un son lent, agonisant. Les int
. Mais je sais qu'on voit la même chose. Tracé irrégulier. Contractions toujour
cteur de risque. Pas d'antécédents, une grossesse stable, un suivi
Aimie. Et appelle l'anesthésiste. Il nous fau
tente de poser une main
de ce qu'on a dit ? Que ton corps sait quoi fa
peur. Celle d'une mère qui sen
s-le. Maintenant. Je m'en fous d
ix se
ère nous, impu
vais te demander de plier les jambes pour qu
lle. Mais au moment où je soulève le drap, je
n de
e docteur Dembo
ort son portable po
n ! Mon bébé va mourir ?
assez d'oxygène, et ce sang... c'est peut-être le signe d'un décollement du placenta. On
urer la pauvre m
de, précise. Elle se présente brièvement, mais son regard est déjà su
a, lance
este seule avec le chaos. Nick est sur le pas de la porte, le visage livide, tel u
ont s'en sortir s'il te
le vide. Je regarde cet homme, et je vois la détresse brute dans ses
es mensonges dangereux. Je ne peux pas lui
je force à rester stable, malgré l'adrénaline qui me brûle l
. Les portes battantes du bloc s'ouvrent dans un fracas métallique qui rés
e prie pour que l'histoire ne soit pas déjà écrite d'avance. Je prie pour que ce n
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