L'épouse rejetée est milliardaire
“J'avais passé trois ans à bâtir ma vie au Manoir de Val-Royal, persuadée d'avoir enfin trouvé ma place auprès de l'homme que j'aimais. Mais tout mon univers s'est effondré le jour où un simple test ADN a affiché un résultat brutal : 0 % de correspondance. En un instant, je suis passée du statut d'épouse à celui de paria, accusée d'être une fausse héritière et une fraudeuse par la puissante famille Sylvestre. Ma belle-mère, Bruyère, n'a pas attendu une seconde pour me jeter le dossier de divorce au visage, me traitant de déchet et de parasite devant une armée d'avocats. Joseph, mon mari, est entré dans la pièce avec une indifférence qui m'a glacé le sang. Il n'a pas cherché à comprendre, il n'a pas eu un regard de compassion pour la femme qui partageait sa vie depuis trois ans. Pour lui, notre mariage n'était qu'une transaction commerciale et j'étais devenue un produit défectueux. « Signe », a-t-il simplement ordonné, la voix dénuée de toute émotion. L'humiliation ne s'est pas arrêtée là : on m'a fouillée comme une criminelle et on m'a arraché mes bijoux, jusqu'à ma bague de fiançailles, avant de me jeter dehors sous une pluie torrentielle. Je me suis retrouvée seule dans la boue, avec une valise cassée et le cœur en miettes, regardant les grilles du manoir se refermer sur mon passé. Je ne comprenais pas comment l'homme pour qui j'aurais tout donné pouvait me regarder sombrer avec un tel mépris. Comment avait-il pu effacer nos souvenirs aussi facilement, au point de me laisser partir à pied, sans un sou, au milieu de la nuit ? Mais alors que je touchais le fond, un convoi de limousines noires a surgi de l'obscurité : ma véritable famille, l'empire des Épines, venait enfin de me retrouver. Six ans plus tard, devenue une neurochirurgienne de génie connue sous le nom de Docteur Albâtre, je n'aurais jamais cru croiser à nouveau son chemin. Jusqu'à ce qu'un petit garçon aux yeux sombres m'implore dans le couloir de mon hôpital : « Docteur, s'il vous plaît, sauvez mon papa, il souffre trop. » J'ai levé les yeux et j'ai reconnu Joseph, l'homme qui m'avait brisée, ignorant que la femme qu'il avait autrefois jetée aux ordures était désormais la seule personne au monde capable de le maintenir en vie.”