“En pleine fausse couche, alors que mon sang inondait le carrelage des urgences, j'ai supplié mon mari au téléphone de signer le consentement pour l'opération qui allait me sauver. Au bout du fil, sa voix était glaciale : « Tu mens à propos d'un enfant pour me soutirer du cash ? Si tu veux t'en débarrasser, c'est ton choix. » Il a raccroché pour retourner à sa réunion... et à sa maîtresse, Alix. Pour sauver mon grand-père dont il avait coupé les vivres, j'ai tenté de vendre mes créations secrètes dans un atelier caché. Mais je suis tombée dans un piège mortel orchestré par Alix. Retrouvée inconsciente et ensanglantée, j'ai cru un instant que Bastien verrait enfin la vérité. Mais Alix avait tout prévu : une seringue d'héroïne plantée près de moi et des dossiers médicaux falsifiés par un médecin corrompu. Le rapport de toxicologie était formel : positif aux opiacés. Ma leucémie ? Une invention, selon eux. Aux yeux de Bastien, je n'étais plus sa femme mourante, mais une droguée manipulatrice atteinte du syndrome de Münchhausen. « Mettez-la en salle commune. Elle n'a rien. Absolument rien », a-t-il ordonné avant de m'abandonner. Ce matin, j'ai arraché la perfusion de mon bras meurtri, laissant le sang couler. Ils pensent avoir brisé une épouse pathétique ? Ils viennent de réveiller « Le Fantôme ». J'ai appelé mon agent : « Lance les enchères. On vend la robe. » En tant que S. Lévêque, la mystérieuse créatrice que le monde entier s'arrache, je vais racheter ma liberté... et réduire leur empire en cendres.”