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re 1 L
e chose d'autre que Camila ne voulait pas identifier. L'odeur de la peur, peut-être. Sa propre peu
es rugueuses qui l'attachaient à la chaise, la peau à vif, brûlante. Elle ne pleurait plus. Les larmes avaient séché depuis des heures, peut-être des jours. Le temps n'av
es. Des rires. Le bruit d'une bouteille qui se brise. Puis...
leil sur la peau. Un temps où elle avait des rêves. Des rêves stupides de fille de vingt-deux ans qui croyait encore que la vie pouvait être belle, qu'elle pou
'était
ré les promesses brisées. Elle se souvenait encore de son visage ce soir-là, quand il était rentré à l'aube, le
à des hommes qu'on ne d
comme un lâche, la laissant
mille d
qu'elle ne verrait jamais de sa vie, même en travaillant jour et nuit dans ce
ent trouvé une
le cligna des yeux, tentant de distinguer la silhouette massive qui descendait les marches. L'homm
dit-il s
sec. Camila massa ses poignets endoloris, ses jambes tremblaient quand elle se leva
z-vous ? murmura-t-
calier. Chaque marche lui semblait insurmontable. Lorsqu'elle émergea enfin dans ce qui res
cigarettes. Leurs regards glissèrent sur elle comme sur une marchandise. L'un
lle ? dem
'homme à la balafre
dateur. Elle sentit son regard lui parcourir le corps et ell
irant sur sa cigarette
uoi ? lâcha Camila, sa v
quelle réponse. Les hommes échangèrent des regards. Pu
vait de l'argent au Seigneur. Beaucoup d
tendu parler de lui. Alejandro Castillo. Le chef du cartel le plus puissant de
reculant d'un pas. No
homme à la balafre. Ton père a
e qu'elle n'ait pu faire un pas. L'homme à la balafre la rattrapa
grogna-t-il. Tu vas j
des coups de pied, cria jusqu'à ce que sa voix se bris
claquèrent. Le moteur rugit. Camila se recroquevilla contre la p
ville s'effaça, remplacée par des routes sinueuses bordées de collines arides. Ils roula
encadré par deux guérites où des hommes armés montaient la garde. Le portail s'ou
une prison. Une prison luxueuse, certes, mais une prison quand même. Au loin, une villa majestueuse brillait sous le soleil déclinant, blanche et froide comme un mausolée, comme si elle n'avait jamais
s. L'homme à la balafre la tira dehors sans ménagement. Camila
ait dans chaque pierre, dans chaque coin d'ombre, dans le silence trop parfait des
Seigneur, ricana le
s. Elle planta ses pieds dans le gravier, redressa les épaules, et respira pr
e refusait d
enant. Pa
endait sous ses pieds, reflétant la lumière d'un lustre de cristal suspendu au plafond c
alier monumental. Ses talons claquaient sur le marbre avec une précision militaire. Elle s'
emanda-t-elle d'
sa, répondit l'h
sparurent aussi silencieusement qu'ils étaient apparus, lai
oi, ordo
ux. Chaque pièce qu'elles traversaient respirait la richesse et le pouvoir. Des œuvres d'art coûte
a deux coups brefs, puis entra sans attendre de réponse.
vitrées qui donnaient sur un jardin impeccablement
r l'homme assis derrière
dro Ca
traits ciselés qui auraient pu être beaux s'ils n'étaient pas aussi durs, aussi impitoyables. Ses cheveux noirs étaient tirés en arrière, r
avec une précision mécanique, signant des papiers comme s'il s
ntit la panique monter en elle, mais elle l'écra
dro posa son stylo
, les hommes qu'il contrôlait, l'empire qu'il avait bâti. C'était cette aura. Cette présence écrasante q
hant qu'une lame. Il la dévisagea avec une indifféren
esque caressante dans sa froideur. Enfin. J'a
rs ? murmura-t-
Ce n'était pas un sourire. C'était quelque
an. Qu'elle n'a pas froid aux yeux. J
sser les yeux. Se
la planta son regard dans
s pas une m
à un sourire. Mais ce n'était pas de l'amusement. C'était quelque chose
e silence. Il s'arrêta à quelques centimètres d'elle, tellement proche qu'elle pouvait sentir
rs lui. De près, son regard était encore plus terrifiant. Des yeux couleur d'or
t-il. C'est bien. La p
peur de vous
n sourire lent, presque cruel, qu
Tu vas vivre ici maintenant. Dans ma maison. Sous mes règles. Et la première règle, Camila, c'est
allait la frapper. Mais ses doigts se contentèrent d
, chuchota-t-il. C
i elle n'existait déjà plus. Rosa posa une main ferm
se refermait derrière elle, Camila sut
vie ne serait plu
venir aussi impitoyable que
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