ança vers moi avec une aisance naturelle et un sourire maîtrisé. Elle m'observa brièvement avant de parler, d'une voix calme. Elle voulait savoir si j'étais bien l'assistante affectée
avec un air concentré. Elle m'informa qu'une réunion du conseil débute
partie du personnel, je n'avais pas la liberté de refuser. J'acceptai donc, songeant à déléguer la tâche à Brielle si possible. Tara me remercia brièvement et s'éloigna avec a
iginale reprenait sa place. Cette pensée me figea quelques secondes avant que je ne parvienne à reprendre mes esprits. Je quittai les toilettes et me dirigeai vers la sal
porte. La scène qui s'offrit à moi me coupa presque le souffle. Tara était assise sur les genoux de Griffon, parfaitement à l'aise, comme si cet endroit lui revenait
café en m'adressant à elle avec la plus grande neutralité. Elle me remercia et me demanda simplement de le laisser sur le
mposait à moi. Cela réveillait des souvenirs que je n'aurais jamais voulu revoir, des gestes qu'il avait eus avec moi, cette façon familière de m'attirer contre lui, de m'installer à la même pl
toute illusion. Je n'avais jamais été la première. Avant moi, il y avait eu elle, dans cette position et dans tant d'autres. Bien avant que je n'entre da
te. Supporter plus longtemps le spectacle de leur bonheur m'était devenu impossible. Chaque sourire échangé entre eux me donnait l'impression qu'on m'arrachait quelque chose de vital, et je refusais de gaspiller ce qui me restait de te
cune tentative pour me retenir : elle parcourut le document et donna son accord d'un ton sec. La procédure imposait un délai d'un mois ; un départ immédiat était exclu. Il me restait donc à pos
emande, mais que je devais impérativement revenir achever mes dossiers à la fin de mes congés, avant mon dern
édateur assumé, il prenait plaisir à dépasser les limites, peu importait le consentement de ses proies. En le voyant s'approch
t glisser le long de mon oreille. Un frisson de répulsion me parcourut. Je tentai de me dégager, oubliant l'espace d'un instant le danger qu'il y avait à repousser un Alpha ou un Bêta en p
ment par ce que j'étais. Dans d'autres circonstances, ce contraste aurait pu me troubler. Mais l'homme qui me retenait n'évei
s des airs presque aimables, il était bien plus dangereux que les autres mâles du Midwest, rudes et prévisibles. Je détournai le visage, la nausée me serrant la gor
oi il m'était plus facile de lui dire non, même si un seul geste de sa part aurait pu m'être fatal. Il releva mon menton, ses doigts g
reaux de l'Association. À chaque passage, les remarques déplacées et les gestes intrusifs se répétaient. J'avais supporté, contrainte par la nécessité de préserver mon emploi et d'évi
rions remédier à cela si j'acceptais de passer une nuit avec lui. Sa ténacité était écœurante. Je le repoussai de nouveau. Son étreinte se durcit au
pper, une voix s'éleva derrière moi, prononçant
/0/32618/coverbig.jpg?v=211e348bc31f08935dbb89059ca05769&imageMogr2/format/webp)