“J'étais la femme-trophée d'un milliardaire, mais quand je suis tombée malade, j'ai dû supplier mon mari, Adrien, de me donner cinquante euros juste pour des tampons. Il a refusé, m'humiliant pour avoir mal géré mon argent de poche dérisoire. Quelques minutes plus tard, mon téléphone s'est allumé. Des photos de lui sur un yacht, offrant à son ex un collier à cinq millions d'euros. Les messages des autres épouses étaient d'une cruauté sans nom : « Pauvre Aurore. Éternellement le second choix. » Il m'avait interdit de travailler, de posséder la moindre indépendance. Il disait que j'étais un « ornement ». J'étais une possession qu'il avait achetée, avec moins de valeur que le bijou qu'il offrait à une autre. L'humiliation me consumait plus violemment que n'importe quelle fièvre. Il contrôlait ma vie, mais il ne contrôlerait pas ma fuite. Trempée par la pluie, j'ai pris une décision. Si l'argent était la liberté, alors j'allais la gagner moi-même. J'ai poussé la lourde porte du Salon Velours, un club huppé où les secrets se vendaient et les fortunes se faisaient. Ma nouvelle vie allait commencer.”