“Le médecin m'a enfin donné le feu vert pour concevoir, et je suis rentrée chez moi sur un nuage pour l'annoncer à mon mari, Clément. Nous avons trinqué à nos futurs enfants, Charline et Donatien, des prénoms qu'il jurait être uniques et spéciaux. Plus tard dans la nuit, j'ai déverrouillé son iPad et j'ai compris que ces prénoms n'avaient rien d'unique. C'était un hommage malsain à sa maîtresse, Charlotte O'Donnell. Quand je l'ai confronté, le masque du « mari parfait » s'est brisé en mille morceaux. Il ne s'est pas excusé. Au lieu de ça, lui et sa mère m'ont giflée, prétendant que mon « instabilité mentale » était de retour, tandis que mes propres parents me suppliaient de ne pas ruiner sa réputation. Puis est arrivée la vidéo de Charlotte, riant en me disant de « rendre service à tout le monde et de crever ». Brisée, acculée, je me suis retrouvée sur le rebord du toit de l'hôpital cette nuit-là. J'ai appelé Clément, je lui ai dit de lever les yeux, et j'ai regardé son visage se décomposer de terreur alors que je lâchais prise. Mais je n'essayais pas de me tuer. Je visais le grand chêne en contrebas, calculant la chute parfaite pour détruire sa vie et assurer ma liberté.”