“Ma robe de fiançailles coûtait une fortune, mais aux yeux de l'homme que j'aimais, je ne valais plus rien. En un murmure à l'oreille de mon père, Eric Santoro a annulé notre mariage imminent. Devant tout le gratin de New York, il m'a laissée plantée là pour traverser la salle et inviter ma demi-sœur, Stephanie, à danser. Mon père, loin de me défendre, m'a glissé un mot m'ordonnant de disparaître avant minuit. Jetée à la rue comme une criminelle, sans un sou, j'ai fini par m'effondrer de douleur. À mon réveil, dans un lit inconnu, le verdict est tombé : j'avais fait une fausse couche. J'avais perdu l'enfant d'Eric avant même de savoir que je le portais. Pendant que je pleurais ce petit être, Eric déclarait à la presse que j'étais devenue folle et m'avait fait interner en Suisse. Lui et Stephanie célébraient leur union sur les ruines de ma vie, persuadés que j'étais finie. Ils pensaient que j'étais une petite chose fragile, une victime collatérale qui disparaîtrait en silence. Quelle erreur fatale. Ils ignoraient que ce soir-là, une berline blindée s'était arrêtée à ma hauteur. La vitre s'est baissée sur le visage froid et terrifiant de Cole Luciano, le pire ennemi de mon ex-fiancé. Il m'a ouvert la portière et a dit : « Ce qu'Eric Santoro jette, je le ramasse. Tu es une arme, Estella. Il est juste trop stupide pour savoir appuyer sur la détente. » J'ai séché mes larmes et je suis montée. Eric voulait une guerre ? Il allait l'avoir. Et cette fois, c'est moi qui tenais le pistolet.”