“J'observais mon mari jouer le rôle du père parfait. Le seul problème, c'est que l'enfant qui riait aux éclats dans ses bras n'était pas le nôtre. Quand le fils de sa maîtresse a violemment poussé notre fille, Lila, la faisant saigner, Guillaume n'a pas bougé pour la relever. Il s'est tourné vers moi, le regard rempli de mépris, et a lâché devant tout le monde : « Arrête ton cinéma, Lola. C'est juste un jeu d'enfants. Tu la couves trop, c'est pour ça qu'elle est si fragile. » Sous le choc de cette ultime trahison, mon cœur a cessé de battre. Je me suis effondrée sur le bitume de l'école. Mais la mort ne m'a pas libérée. Au lieu de disparaître, mon esprit s'est retrouvé flottant au plafond du bureau de la directrice, enchaîné à mon mari par une force invisible. J'ai dû regarder les ambulanciers emporter mon corps vide, pendant que Guillaume arrangeait sa cravate et disait calmement : « Désolé pour le dérangement. Ma femme est émotionnellement instable. Elle simule probablement pour attirer l'attention. » De retour à la maison, il a trouvé ma dernière lettre, celle où je suppliais pour notre couple. Il l'a lue, a ricané, et l'a jetée à la poubelle avant d'embrasser sa maîtresse. « Elle ne faisait que me compliquer la vie, » a-t-il murmuré. À cet instant, ma tristesse s'est muée en une rage froide et absolue. Ils pensaient s'être débarrassés de moi ? Ils avaient tort. Je suis peut-être un fantôme, mais je vais faire de leur vie un enfer pour protéger ma fille.”