“Mon fiancé m'a imposé de devenir le donneur de sperme de sa meilleure amie soi-disant « en phase terminale ». À quelques jours de notre mariage, j'ai reçu une photo d'elle, enceinte et triomphante, légendée : « Félicitations, futur papa ! ». Quand j'ai protesté, Gauvain m'a répondu froidement : « Je lui dois la vie, Constance, c'est mon devoir. » Il était persuadé que Mélisse l'avait sauvé d'une avalanche huit ans plus tôt. Il ignorait que c'était moi qui l'avais déterré à mains nues, bravant l'hypothermie et une épaule disloquée, pendant qu'elle attendait confortablement au refuge pour voler mon mérite. Pourtant, c'est pour elle qu'il a annulé nos préparatifs, me demandant même l'humiliation suprême : décorer la chambre de leur futur enfant. Face à cette trahison, j'ai compris que mes dix années de dévouement ne valaient rien à ses yeux. J'ai annulé le mariage, accepté une mission d'isolement total sur l'île d'Ouessant et disparu sans laisser d'adresse. Trois ans plus tard, je suis revenue, heureuse et fiancée à un homme qui me respecte. Gauvain, lui, a enfin découvert la vérité sur l'avalanche et les mensonges de Mélisse. Mais il allait apprendre à ses dépens qu'on ne peut pas ressusciter un amour qu'on a soi-même assassiné.”