“Alors que je crachais du sang dans un mouchoir, mon mari a soupiré d'agacement, craignant seulement que je ne tache le contrat de divorce posé sur la table. « Arrête ton cinéma, Ambre, » a-t-il lancé avec mépris. « Signe et laisse enfin Élia prendre la place qu'elle mérite. » Ma propre famille me regardait avec dégoût, persuadée que mon cancer en phase terminale n'était qu'une comédie pathétique pour attirer l'attention. Ils voulaient tout offrir à Élia, ma sœur adoptive : mon mari, ma fortune, et mon empire de parfums, la Maison Hamelin. Le coup de grâce est venu de mon fils de cinq ans, qui s'est blotti contre elle en criant : « Je veux que Tata Élia soit ma nouvelle maman ! Toi, tu es toujours malade ! » Le cœur en miettes, j'ai signé. J'ai tout cédé. L'entreprise, la maison, ma place. Quelques heures plus tard, alors que je rendais mon dernier souffle seule dans une chambre d'hôpital glaciale, Élia m'a envoyé un ultime message : « Tu crèves enfin. J'ai gagné. J'ai tout pris et tu n'es plus rien. » Mais ils ignoraient tous une chose capitale. Dans ce contrat qu'ils m'ont pressée de signer, j'avais inclus une clause invisible pour leurs yeux avides. J'ai légué la coquille vide de l'entreprise à Élia, mais les formules secrètes, l'âme même de nos milliards, je les ai offertes à une fondation caritative. Quand ils ouvriront mon testament demain matin, ils comprendront que leur cruauté vient de signer leur ruine totale.”