“Point de vue d'Éléonore : Mon mari, Adrien, était mon bouclier contre le monde, le seul qui comprenait le traumatisme qui me hantait depuis le meurtre de ma famille. Je m'accrochais à lui, ma loyauté féroce étant une tentative désespérée de tenir les monstres à distance. Puis il a ramené Daphné, une simple serveuse de café qu'il disait innocente. Je voyais la manipulation dans ses yeux baissés, mais lui ne voyait que de la pureté. Son affection s'est muée en violence. Il m'a projetée contre un mur, ses mots m'ont anéantie, bien plus que n'importe quel coup. « Tu me dégoûtes », a-t-il craché. Il l'a laissée tomber enceinte, et quand j'ai perdu notre enfant dans ce chaos, il m'a accusée de meurtre. « Tu as tué mon enfant ! », a-t-il hurlé, son amour remplacé par une haine glaciale. Il m'a enchaînée, brisée, et laissée pour morte dans un hélicoptère en flammes, choisissant de la sauver, elle. J'étais le monstre, la folle, celle qui méritait d'être anéantie. Comment l'homme qui avait juré de me protéger a-t-il pu devenir mon pire bourreau ? Mais j'ai survécu. Après avoir simulé ma mort pour fuir son enfer, je l'ai regardé me pleurer avec des larmes de crocodile tout en se construisant une nouvelle vie avec ma remplaçante. Maintenant, je suis de retour pour reprendre mon nom, ma fortune, et pour lui montrer à quoi ressemble un vrai monstre.”