“Il y a huit ans, mon mari, Grégoire, m'a fait accuser d'un accident de voiture qui m'a coûté mes jambes, mes parents et mon enfant à naître. Il a fait tout ça pour protéger une autre femme, son amie et prodige de la politique, Inès. Il m'a jetée en prison pendant trois ans, utilisant la vie fragile de ma mère comme moyen de pression pour me garder silencieuse et soumise. J'étais sa marionnette, une danseuse brisée dont la seule évasion était la douleur fantôme d'une danse que je ne pouvais plus exécuter. Après ma libération, anéantie et seule, il s'est agenouillé devant moi sur la scène de mon grand retour, avouant tout devant un public en direct. Il a admis avoir truqué les photos explicites qui ont ruiné ma réputation et qu'Inès était celle qui m'avait percutée avec sa voiture. Il a dit qu'il avait fait tout ça par amour, un amour tordu et possessif qui détruisait tout ce qu'il touchait. Mais ses aveux avaient un prix. Il avait déjà tué Inès. Et alors qu'il était condamné à mort, il a eu une dernière requête : me voir.”