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L'ENFANT DE MON ENNEMI

Chapitre 2 Chapitre 2

Nombre de mots : 1316    |    Mis à jour : 14/10/2025

'appelle Cora p

ncore toute émue. Il a bougé si vite que je

e aille bien, répond-elle, m

sens à sa façon de parler,

u'est-ce q

n moment avan

blème au travail. Tu te souviens de l'échanti

me

u'il avait envoy

ent. Et devine qui était

disparu ? Ce genre de

n. Et comme j'étais responsable du stockage, toute la faute me retomb

te san

impossible. Tu n'as

ardaire influent. Il exige des com

al, il y avait pourtant une forme d'humanité. Un homme qui a risq

parler, dis-je

C'est hors

nd je n'avais plus personne. Maintenan

vais faire, mais une chose est sûre : je trouverai un moye

l

e trois

veusement dans la rue. Trois jours avant de savoir si

ule famille. C'est peut-être fou, mais c'est ma façon d'affronter l'angoisse qui me ronge depuis

postés à l'entrée me repèrent aussitôt. L'un d'eux murmure quelque chose à son

vois

ostume sombre qui respire l'autorité. Son allure

che, la go

eur Sin

n regard, froid et perçant,

Ou

Reina. Je suis la nounou

bouche, s'y attarde une seconde de trop. Je me sens s

qui vous ê

frisson. Il le prononce avec une intensité étran

être impolie, mais je suis ami

change dans son expression. Ses traits se durcis

urs de la banque, dis-je maladroitement. Je ne sais pas ce qu'on lui reproche, mais je suis cer

tombe, g

ez-vous de moi

ale ma

t-être dire un mot en sa faveur. Si vous

s l'air, presque palpable. Tout en lui hurle qu'il est furieu

une voix lente et mesurée. Et les conséquences sont plus que méritées. Elle f

la tête,

é, je te le jure ! Elle ignore

à ce sujet, conc

uoi que ce soit, il me tourne le

rte c

ée. Les gardes me re

mademoiselle, dit l

faut qu'il m'écoute.

, grogne le second, sa main

la paniq

aissez-moi juste lui p

devriez vous estimer chanceuse qu'il n'ait pas fait appel à la sécuri

apent brutalement par les bras. Je tente de me débat

! criai-je, l

toir. Je tombe à genoux, la paume râpée, les larmes aux y

ue mal et m'éloigne en t

s. Peut-être qu'un peu de normalité me fera du bien. Mais qua

cils et frappe dou

qui ouvre. Son reg

ctionnent plus, d

ner, répond-elle sèchement. Depuis h

te bou

s me renvoyez

t que vous avez laissé Jake courir sur la route,

Il a couru après son jouet, j'ai

pporté que vous vous êtes donnée en spectacle chez D

mes joue

vous croyez ! Ce n'éta

endre. Partez avant q

moins dire au revoir aux enfants

t son té

appe

'un pas, la

ord...

ois cette semaine, je m'éloigne en pleurant dans les rues de

s, ce n'est pas le ren

reverrai plus. Ils croiront sans

le sais, au fond : tout

ic Si

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L'ENFANT DE MON ENNEMI
L'ENFANT DE MON ENNEMI
“Ella - Je suis désolée, Ella. La voix de ma gynécologue est douce, mais chaque mot me transperce. - Vos analyses montrent un nombre très faible d'ovocytes viables. Pour être franche, ces résultats sont ceux que je vois d'ordinaire chez des femmes bien plus âgées que vous. Je reste figée, incapable d'assimiler ce qu'elle vient de dire. - Comment ça ? murmuré-je, la gorge sèche. J'ai trente ans... je ne suis pas censée être en fin de course. Elle hoche tristement la tête. - Si vous tenez à tomber enceinte, vous devez agir avant votre prochain cycle. Après, vos chances seront quasi nulles. Je sens le sol se dérober sous mes pieds. Avoir un enfant a toujours été mon rêve le plus cher. J'ai tout essayé depuis des années, sans succès. Et maintenant, il ne me reste qu'une seule fenêtre, minuscule. En quittant le cabinet, je n'ai qu'une idée : prévenir Mike. Mon cœur bat à tout rompre pendant tout le trajet. À peine la porte de notre appartement franchie, je l'appelle : - Mike ? Mais ma voix s'éteint aussitôt. Près de l'entrée, une paire de talons aiguilles et un sac à main gisent sur le tapis. Aucun des deux ne m'appartient. Je tends l'oreille. Des gémissements étouffés viennent de la chambre, rythmés par le grincement régulier du lit contre le mur. Mon ventre se noue. Je reconnais ces talons. Ce sac aussi. Kate. Ma meilleure amie. Les mots me parviennent comme des coups : - Franchement, Ella est tellement naïve, ricane Mike. Elle croit encore qu'on va avoir un gosse ensemble ! - Elle se fait des films, répond Kate d'un ton moqueur. Comment tu fais pour la supporter ? - Parce qu'elle est canon, sinon je l'aurais larguée depuis longtemps. Heureusement que je lui fais avaler du plan B chaque matin, sinon j'aurais déjà un môme sur les bras. - Tu lui mets quoi ? s'étonne Kate. - Dans son café. Facile. Mon sang se glace. Tout s'explique. Toutes ces années à me battre contre une stérilité imaginaire... c'était lui. Lui qui sabotait tout, jour après jour, sans que je m'en rende compte. Et si mes ovules sont aujourd'hui épuisés, c'est peut-être à cause de lui. Une colère noire monte en moi. Sans réfléchir, j'arrache le détecteur de fumée du mur ; le système d'alarme se déclenche aussitôt, les gicleurs déversent un torrent d'eau dans tout l'appartement. Le vacarme fait sursauter les deux traîtres. Ils surgissent dans le couloir, trempés, à moitié nus. Mike me fixe, les yeux écarquillés. - Qu'est-ce que tu fiches là si tôt ? Comme si c'était moi la coupable. Kate, blême, bredouille : - On préparait une surprise pour ton anniversaire... on a renversé du café, alors on a dû se changer. Je les regarde, sidérée. Comment peuvent-ils penser que je vais avaler une excuse pareille ? Une rage glacée m'envahit. J'ai gâché mes plus belles années avec cet homme. Et il vient peut-être de m'arracher la possibilité d'être mère. Je n'attends pas une seconde de plus. J'attrape mes clés et sors en trombe.”