Abandonner la trahison funeste, embrasser une nouvelle vie
“Mon fiancé, François, et moi, nous étions ensemble depuis dix ans. J'étais là, debout devant l'autel de la chapelle que j'avais moi-même dessinée, attendant d'épouser l'homme qui était tout mon univers depuis le lycée. Mais quand notre organisatrice de mariage, Hélène, qui officiait la cérémonie, l'a regardé et lui a demandé : « François Fournier, voulez-vous m'épouser ? », il n'a pas ri. Il l'a regardée avec un amour que je n'avais pas vu dans ses yeux depuis des années et a dit : « Oui, je le veux. » Il m'a laissée seule devant l'autel. Son excuse ? Hélène, l'autre femme, était soi-disant en train de mourir d'une tumeur au cerveau. Il m'a ensuite forcée à donner mon sang, de groupe sanguin rare, pour la sauver, a fait euthanasier mon chat adoré pour satisfaire ses caprices cruels, et m'a même laissée me noyer, nageant juste à côté de moi pour la sortir de l'eau en premier. La dernière fois qu'il m'a abandonnée à la mort, j'étais en train d'étouffer sur le sol de la cuisine, en plein choc anaphylactique à cause des cacahuètes qu'Hélène avait délibérément mises dans ma nourriture. Il a choisi de la transporter d'urgence à l'hôpital pour une fausse crise d'épilepsie au lieu de me sauver la vie. J'ai enfin compris. Il ne m'avait pas seulement trahie ; il était prêt à me tuer pour elle. Alors que je récupérais à l'hôpital, seule, mon père m'a appelée avec une proposition insensée : un mariage de convenance avec Adrien Chevalier, un PDG de la tech, énigmatique et tout-puissant. Mon cœur n'était plus qu'une chose morte et creuse. L'amour était un mensonge. Alors, quand il m'a demandé si un changement de marié était envisageable, je me suis entendue dire : « Oui. Je l'épouserai. »”