Les Cendres de l'amour : Un prix amer
“Aux yeux du monde, mon mari, Damien, était un héros tragique, lié à moi par l'honneur alors que son cœur appartenait à son amour de jeunesse, Chloé. Je le croyais aussi, prête à endurer la souffrance pour lui. Pour notre anniversaire, il est rentré avec elle. Il n'a pas seulement ignoré le dîner que j'avais préparé ; il a arraché la nappe, et tout notre repas de fête s'est écrasé au sol dans un fracas assourdissant de cristal et de porcelaine. Il m'a plaquée contre le mur, son baiser était une agression, et il a murmuré que me faire du mal était sa façon à lui de la torturer, elle. C'est devenu notre vie. Il lui a offert une réplique du cadeau le plus précieux de ma défunte mère. Le jour de l'anniversaire de la mort de notre premier bébé, il m'a laissée seule dans mon deuil pour aller réconforter Chloé parce que son chat était mort. À son retour, il a jeté dans le feu les petits chaussons que j'avais tricotés pour notre fils. J'ai perdu une autre grossesse – des jumeaux, cette fois. À l'hôpital, il m'a abandonnée pour aller jouer au tennis avec elle, parce qu'elle s'ennuyait. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est quand Chloé a dispersé les cendres de nos jumeaux au vent. Il a vu ma douleur, entendu mes cris, et il l'a défendue. « Un accident n'est pas un crime, Hélène », a-t-il dit. À cet instant, la femme qu'il connaissait sous le nom d'Hélène est morte. J'ai pris les pilules qui l'effaceraient pour toujours, me permettant – à moi, Iris – de prendre le contrôle.”