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Six ans d'absence, un retour amer

Chapitre 2 

Nombre de mots : 639    |    Mis à jour : 05/07/2025

blême, ses joues creuses, et une mèche de cheveux châtains et ternes collait à sa tempe humide d

ses poignets saillir de

, sa voix dégoul

athétique. Ton père était un m

vers la blonde

ça. Le proviseur va la renvoyer. On ne peut

femme est sortie du

l, un sac Birkin au bras. Ses cheveux étaient

seconde à l

n. Mon ancien

sa dévotion. La femme à qui j'avais confié ma ma

e que j'avais connue, elle avait l'assur

la blonde, sa supposée fille Cam

efois doux, s'es

violemment poussé la jeune fille qui

ement sur le trottoir, sa têt

é, et sa voix était st

nt fois de ne pas approcher Mademoiselle Léa ! Tu n

ut s'est

sable vérité m'a fr

pas Léa. C'était Camille Mart

jeune fille frêle, t

rands yeux sombres qui me fixaient mai

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oulo

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m'a manqué. Un cri muet

e, traitée comme une ser

olé son nom, sa vie, ses privilèges. Choyée par les

cre, se tournant vers Jean-Lu

ur Fournier. Ma fille est incorrigi

lé le coup de grâce

prison pour vol. La pomme ne t

sans faille, admiré de tous. Mort en héros. Et cette

était

tupeur. Un son rauque est sorti de

HEZ-L

nné dans la ru

nés vers moi, la femme étrang

oyais qu'ell

reconnaissance, de peur et d'un espoir

ma

et a transpe

C'est maman. M

Bonus à réclamer dans l'application

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Six ans d'absence, un retour amer
Six ans d'absence, un retour amer
“Six ans. Six longues années loin de Paris, loin de ma fille. Lorsque l'avion militaire a atterri, je n'avais qu'une hâte : retrouver Léa, ma Louloute. J'ai choisi de lui faire la surprise, de l'attendre à la sortie de son prestigieux lycée parisien. Mais la scène que j'ai découverte m'a glacée sur place. Au centre d'un cercle d'élèves moqueurs, une blonde arrogante, vêtue de luxe, giflait violemment une jeune fille frêle, vêtue d'un uniforme usé. La blonde a crié: « Voleuse ! Tu oses voler mon stylo ? » Un filet de sang a coulé de la lèvre de la victime, qui encaissait les coups sans un mot. C'est alors que trois voitures de luxe se sont arrêtées. En sont descendus Jean-Luc, Marc et Pierre, les parrains de ma fille, ceux à qui j'avais confié Léa et ma fortune. Mon cœur s'est serré, persuadée qu'ils allaient mettre fin à cette horreur. Mais la blonde agressive a couru vers eux en pleurnichant: « Parrains ! Regardez ce que cette voleuse m'a fait ! » Jean-Luc l'a serrée avec tendresse. Marc et Pierre l'ont entourée. Jean-Luc a lancé un regard glacial à la victime, qui tremblait : « Encore toi, Camille ? » Camille ? Ma fille s'appelle Léa. J'ai reculé dans l'ombre, le corps pétrifié. J'ai appelé le secrétariat du lycée. La secrétaire a ri doucement: « Léa Dubois ? Mademoiselle Dubois va parfaitement bien, elle vient de remporter le premier prix du concours de piano. » Mon sang s'est glacé. La pianiste prodige, c'était la description de ma fille. La blonde agressive. Alors qui était cette fille à terre, ensanglantée et terrorisée ? La blonde, choyée par mes amis, a pointé un doigt accusateur: « C'est elle, la fille de la femme de ménage. » La fille de ma gouvernante Coralie, Camille. La victime, que Jean-Luc avait appelée Camille, a murmuré: « Je n'ai rien volé... » La blonde a éclaté de rire : « Menteuse ! » Elle lui a donné un coup de pied dans le ventre, la faisant gémir. Mes amis... ils regardaient sans rien faire. Jean-Luc avait l'air satisfait. Marc était cynique. Pierre détournait le regard. Un sentiment de trahison, froid et tranchant, s'est insinué en moi. Le monde que je pensais retrouver intact était en train de se fissurer. Puis Coralie Martin, mon ancienne gouvernante, est apparue. Élégante et arrogante, elle a approché la victime à terre. Son visage s'est tordu de dégoût. Sans un mot, elle a poussé la jeune fille. « Camille ! Espèce de bonne à rien ! Tu ne comprends donc rien ? » Et là, tout s'est éclairci. L'horrible vérité m'a frappée de plein fouet. La blonde agressive n'était pas Léa. C'était Camille Martin, la fille de ma gouvernante. Et la victime... la jeune fille frêle, terrorisée, battue... Ses yeux. Ces grands yeux sombres qui me fixaient, emplis d'une détresse infinie, étaient ceux de mon mari décédé. C'étaient les yeux de ma fille. Ma Louloute. C'était Léa. Le monde a basculé. L'air m'a manqué. Ma propre fille, traitée comme une servante, battue, humiliée. Et la fille de ma gouvernante avait pris sa place, volé son nom, sa vie, ses privilèges. Choyée par les hommes à qui j'avais confié la prunelle de mes yeux. La rage a brisé les chaînes de ma stupeur. Un son rauque est sorti de ma poitrine: « LÂCHEZ-LA ! » Tous les regards se sont tournés vers moi. Mais je ne voyais qu'elle. Ses yeux se sont agrandis, une lueur de reconnaissance et d'un espoir insensé a brillé à travers ses larmes. Maman ?”
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