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e de minute en minute, qui monte en même temps que la voix, et Romain qui se cabre et ma maigre patience qui s'érode pour qu'enfin, il accepte de s'y mettre, accepter est d'ailleurs un bien grand mot, c'est plutôt qu'il s'y résigne en désespoir de cause. Quand enfin il a le livre en main et moi la boule au ventre, les mots lui résistent, les lettres valsent, c'est parti pour dure
ans ». Depuis, on consulte à tour de bras : logopédiste, psychologue, allergologue, toute une kyrielle de spécialistes, autant de sol
oblème de math dans le bus n'emballe pas, mais alors pas du tout Romain. J'insiste. Je hausse le ton, sans du tout me soucier des gens qui nous entourent. Il n'y a plus que mon idée qui compte et la furie de ne rien maîtriser. Romain se braque. Sa résistance fait sauter ma dernière digue. Je lui
ne voyez pas qu
acer, pas de problème. Si
on gars, je
as finir comme cet abruti
enne, on n'a pas avancé d'une ligne.
le plus désiré de la terre. U
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ersation se germanise. Je m'accroche à des bribes, rate toujours les moments où l'on rit. Le « surchargé de la communication pour la Suisse romande » passe quant à lui d'une langue à l'autre comme un amphibie. J'admire cette dextérité mentale. Et ce n'est pas la seule chose que j'admire en lui. Pierre dégage un mélange de tristesse et de bonté qui me va droit au c
ausanne, on ne trouve plus aucun établissement ouvert passé une certaine heure. Il a raison. Au début des années 90, Lausanne est encore qu'une bour
t le convaincre de l'incessante vie nocturne de la capitale vaudoise. Le second point implique une solide dose de mauvaise foi, un timing b
y dansant jusqu'à la fermeture, on peut, selon mes calculs, gagner ensuite le buffet de la gare à pied et, pour peu
du matin. L'événement doit se produire une fois tous les dix ans. Sur le ton blasé de celle qui a l'embarras du choix, je lui demande s'il ne préférerait pas un arrêt cinéma. C
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