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Un Amour Perdu, Une Famille Fausse

Chapitre 4 

Nombre de mots : 635    |    Mis à jour : 02/07/2025

issé place à une colère froide. Son masque de faux-ge

? Tu es complètement folle. T

ne voulait pas faire de scène, mais

anne. Pense à Louis. Pense à to

prit. Je l'ai revu, le premier soir où il était venu dîner à la

é touchante. « Mais je te promets de prendre soin de vous, de te pro

ant souillé, transformé en une manipulation calculée. Le respect de la mémoire de Pie

nué, sa voix de

te coûtait une fortune en croquettes et en vétérinair

son monde, son geste était logique, presque noble. Il ne voyait pas le symbole,

sur son bras, un ges

ne. Elle est en

rnée vers moi, un p

r. Mais il faut comprendre Antoine. Il t'aime. Il veut juste votre

e, me reléguant au rang d'enfant capricieuse. Elle prenait sa place, là, devant moi, en tant qu

es conseils pour elle, mais c'est Louis

ers moi, le visag

apa Antoine ! C'est toujours pareil avec toi ! Tout do

poussée. De ses deux petites mains, il m'a violemment repoussée en arrière. Ce n

, ce fil ténu d'amour maternel inconditionnel, s'est tendu jusqu'à se rompre. En cet instant, il n'était plus

ils. Mon Louis. M'avait attaquée. Pour défendre

. J'ai compris que la bataille était perdue. Je ne me battais plus pour ma famille. Je me b

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Un Amour Perdu, Une Famille Fausse
Un Amour Perdu, Une Famille Fausse
“J'étais Jeanne Dubois, la veuve d'un héros de la Légion Étrangère, une femme forte qui avait élevé seule notre fils, Louis. Puis, Antoine est entré dans nos vies, doux et compréhensif, une bouée de sauvetage dans l'océan de ma solitude. Je croyais reconstruire une famille, surtout pour Louis. Le message est tombé à 18h : « Sois prête à 19h30. J'ai une surprise pour toi et Louis. On va fêter ça. » L'excitation a viré à l'horreur quand, au restaurant, Louis a salué une femme : « Tatie Clara ! » Antoine, sourire forcé, m'a présentée « une vieille amie ». Puis, des mots chuchotés à Louis ont glacé mon sang : « L'ingrédient spécial pour le barbecue de demain est enfin prêt. » « L'ingrédient spécial ? » C'était Képi, mon golden retriever, le dernier lien vivant avec mon mari disparu. Antoine me l'avait offert avant son dernier déploiement. Il m'avait dit l'avoir emmené chez le vétérinaire. Il ne serait jamais revenu. Mon cœur s'est brisé quand Louis, mon propre fils, a hurlé : « C'est de ta faute ! Tu aimes plus ce stupide chien que nous ! Papa Antoine a dit que c'était un test ! » Antoine a confirmé, parlant de Képi au passé, comme d'un vulgaire problème résolu. Louis, ce petit soldat, a enchaîné : « Papa Antoine a raison ! Képi, c'était son chien. Papa Antoine veut qu'on soit une vraie famille avec Tatie Clara. » Chaque mot était une gifle. Mon fils me reprochait mon deuil, ma fidélité. Puis il a achevé ma dignité : « De toute façon, il était vieux. Et puis, il a essayé de mordre Papa Antoine quand il l'a mis dans le coffre. Il a pleuré tout le long du trajet. C'était énervant. » La main d'Antoine tendait des centaines d'euros : « Va t'acheter un autre chien demain. On oublie cette histoire. » L'argent pouvait acheter leur pardon. Mais cette négation totale de ce qui comptait pour moi n'était pas un prix. Dans un éclair de lucidité froide, j'ai su qu'il n'y avait plus rien à sauver. « C'est fini. Je veux que tu partes. Je veux qu'on se sépare. » La guerre venait de commencer.”
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