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Un Amour Perdu, Une Famille Fausse

Chapitre 2 

Nombre de mots : 686    |    Mis à jour : 02/07/2025

aurant, le cliquetis des couverts, tout a disparu dans un bruit blanc assourdissa

t qui a fait se retourner quelques clients. Les trois têtes se sont tourné

-ce que tu fais

un ordre, pa

Mes yeux étaient

oui

était rauque,

e ton père a f

n. Juste une froideur qui ne devrait pas exister chez un enfant de dix ans.

u, se levant à son tour, e

Tu vas nous faire remarquer.

rrachant mon b

e maintenant. Où

e", a soupiré avec une

llait s'y attendre. E

ssant le froid de mes veines. C'est Louis qui a porté le c

iguë et accusatrice. « Tu aimes plus ce stupide chien

i regardé Antoine, cherchant une explication, un démenti

à ce chien. C'était un reste de ton passé, ça t'empêchai

e évidence à une idiote. Il parlait de Képi au passé. "C'était". Mo

droit », ai-je murmu

u, se plaçant entre Antoine et moi, comme

rdes toujours ses photos. Képi, c'était son chien. Papa Antoine veut qu'on soit

rre. Il me reprochait mon deuil. Il me reprochait ma fidélité. Et il appela

e que j'avais construit ces dernières années n'était qu'un château de cartes. J'avais passé des années à me battre pour maintenir la tête de Louis hors de l'eau, à lui

ça pou

e dernier lien vivant que j'avais avec Pierre. Pour qu'ils

e soir. La trahison était plus profonde, plus ancienne. Elle avait des racines que je

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Un Amour Perdu, Une Famille Fausse
Un Amour Perdu, Une Famille Fausse
“J'étais Jeanne Dubois, la veuve d'un héros de la Légion Étrangère, une femme forte qui avait élevé seule notre fils, Louis. Puis, Antoine est entré dans nos vies, doux et compréhensif, une bouée de sauvetage dans l'océan de ma solitude. Je croyais reconstruire une famille, surtout pour Louis. Le message est tombé à 18h : « Sois prête à 19h30. J'ai une surprise pour toi et Louis. On va fêter ça. » L'excitation a viré à l'horreur quand, au restaurant, Louis a salué une femme : « Tatie Clara ! » Antoine, sourire forcé, m'a présentée « une vieille amie ». Puis, des mots chuchotés à Louis ont glacé mon sang : « L'ingrédient spécial pour le barbecue de demain est enfin prêt. » « L'ingrédient spécial ? » C'était Képi, mon golden retriever, le dernier lien vivant avec mon mari disparu. Antoine me l'avait offert avant son dernier déploiement. Il m'avait dit l'avoir emmené chez le vétérinaire. Il ne serait jamais revenu. Mon cœur s'est brisé quand Louis, mon propre fils, a hurlé : « C'est de ta faute ! Tu aimes plus ce stupide chien que nous ! Papa Antoine a dit que c'était un test ! » Antoine a confirmé, parlant de Képi au passé, comme d'un vulgaire problème résolu. Louis, ce petit soldat, a enchaîné : « Papa Antoine a raison ! Képi, c'était son chien. Papa Antoine veut qu'on soit une vraie famille avec Tatie Clara. » Chaque mot était une gifle. Mon fils me reprochait mon deuil, ma fidélité. Puis il a achevé ma dignité : « De toute façon, il était vieux. Et puis, il a essayé de mordre Papa Antoine quand il l'a mis dans le coffre. Il a pleuré tout le long du trajet. C'était énervant. » La main d'Antoine tendait des centaines d'euros : « Va t'acheter un autre chien demain. On oublie cette histoire. » L'argent pouvait acheter leur pardon. Mais cette négation totale de ce qui comptait pour moi n'était pas un prix. Dans un éclair de lucidité froide, j'ai su qu'il n'y avait plus rien à sauver. « C'est fini. Je veux que tu partes. Je veux qu'on se sépare. » La guerre venait de commencer.”
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