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L'Éveil d'une Âme Libre

Chapitre 4 

Nombre de mots : 572    |    Mis à jour : 02/07/2025

on

comme s'il ne l'a

que tu veux

. Je ne vendrai pas la

ait calme,

je n'avais jamai

e avec une inc

comprends pas.

our toi et pour So

e seconde toutes

ne de mes idées de tableau comme éta

rlait que d'elle, de son

t tard, l'odeur de son

tout a

tout p

am

mour éta

mbre d'hôpital, quand j'avai

it pour toi ?" a-t-il crié

r moi ? Ou ce que j'ai

is levée

ais étonna

été égoïste. Tu ne penses qu'à ta petit

ts, son visage déf

n à l'art, à la pass

très bien le sacrifice. J'ai sac

pas vers mo

is pa

rité. Et c'e

un rire

t terminé ? Tu ne vas nulle

ce simple mot semblait a

plus beso

ère a

u du petit-déjeuner et

ille morceaux, le café a é

tu veux ! Reste dans ta

, a fourré son portef

cie. Là où on comprend ce

la porte d

entendu la porte d'entrée claque

immobile au mil

i pas

vide, mais a

llée à la

ir de l'immeubl

regardé e

is où i

Sop

jusqu'à ce que le taxi dis

me suis

appartement, no

it plus

it atelier, la seule pièce

une valise

encé à faire

ais pas gr

ceaux, mes couleurs, m

de ma gr

ais tout

vie, ses livr

x ans de ma vi

retourn

jam

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L'Éveil d'une Âme Libre
L'Éveil d'une Âme Libre
“Quatre ans après la mort de Paul, je suis retournée sur sa tombe, un petit bouquet de fleurs sauvages à la main. Le gardien m' a dit qu' il avait été déplacé, qu' il reposait désormais dans une concession familiale, "plus prestigieuse". J' ai découvert une nouvelle stèle de marbre noir, gravée de son nom, Paul Martin, et juste en dessous, celui de Sophie Laurent, sa "muse", morte deux ans après lui. Mon bouquet a glissé de mes doigts, ma vision s' est brouillée, et tout est revenu : la trahison, l' humiliation, la douleur insupportable de ce jour où tout avait basculé. Ce n' est pas la mort qui nous avait séparés, mais bien son abandon, rendu éternel par ce marbre froid. Huit ans plus tôt, un médecin m' annonçait ma fausse couche, laissant un vide immense dans mon ventre et mon cœur. Paul n' était pas venu, trop occupé à calmer sa muse, Sophie, incapable d' écrire. Quand je suis rentrée à l' appartement, il m' a reproché ma fragilité, ma faute si le bébé n' était plus là, sans la moindre tristesse. Le lendemain, il a essayé de se racheter avec un collier vide de sens, avant de me demander de vendre la broche de ma grand-mère pour financer le voyage de Sophie à Genève. Pour la première fois, j' ai dit "Non" , et notre maison, jadis mon refuge, est devenue le théâtre de sa fureur aveugle. Il s' est enfui, claquant la porte avec violence, me laissant seule au milieu des débris de notre vie. Dans ce chaos, j' ai trouvé la clarté : j' allais partir, emportant seulement mes pinceaux, mes rêves oubliés et cette broche, dernier lien avec ma dignité. Son aveu glaçant, "elle a fait une fausse couche ce matin, elle a perdu notre enfant," alors que j' étais là, devant tous, m' a achevée. Il a transformé notre drame le plus intime en un spectacle public pour me discréditer, pour la protéger, elle. Le silence assourdissant, les regards de pitié, la certitude de sa trahison ont fait s' éteindre en moi le dernier espoir, la dernière étincelle d' amour. Puis, ma voix, étrangement calme, a coupé le silence : "C' est vrai, j' ai perdu notre enfant ce matin, seule. Et maintenant, je viens de perdre mon mari." "C' est fini, Paul. Définitivement. Je veux le divorce." Sans un regard en arrière, j' ai marché, laissant dix ans de ma vie derrière moi, vers Paris, vers l' inconnu, vers la liberté.”
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