: Les Chaînes
où des flammes bleues léchaient sa peau, où des voix mystérieuses murmuraient à son oreille des mots incompréhensibles. Depuis des années, ces
ueur. Ce n'était qu'un rêve, se répétait-elle. Juste un autre de ces moments o
des bouffées de chaleur, des tremblements, une lumière étrange qui dansait parfois devant ses yeux. Elle n'avait jamais parlé de ces cr
bre persistante dans son esprit. Elle se souvenait de son regard perçant, de sa voix grave
que ce que tu
sion dans sa vie. Elle s'était attendue à le voir à nouveau, à ce qu'il la suive dans les ruelles sombres, mais il avait disparu comme une ombre. Tout cela semblait irréel, comme un rêve éveillé, et pourtant, elle
e durci par les années, entra sans ménagement, les sourcils froncés et l'air menaçant. « Debout, petite ingrate ! Tu crois que tu peux rester ici à te prélasser pendant que je fais tout le travail ?
tôt et tu n'as toujours pas nettoyé la salle. Si je dois encore te traîner hors de cette chambre, je te jure que tu vas le regretter, » cracha la patronne en la poussant hors de la pièce. Lira serra les dents, encaissant la douleur sans un mot. Elle était habituée à ces brimades, aux menaces et aux coups qui pleuvai
son esprit vagabondait loin de cet endroit. Les douleurs dans sa poitrine revenaient par vagues, ces crises étranges qu'elle avait toujours prises pour de l'anxiété ou des attaques de panique.
lui aboyait des ordres, ne manquant jamais une occasion de la rabaisser devant les clients. Pour lui, Lira n'était qu'un outil, une jolie chose à montrer pour att
e. Elle se retint à une chaise, cherchant son équilibre tandis que son cœur battait à toute allure. C'était comme si le monde autour d'elle se resserrait, l'enfermant dans une bulle étouffante où elle ne pouvait ni bouger ni respi
es. Elle ferma les paupières, priant pour que cela s'arrête. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle ici. Pas devant eux. Pas maintenant. Mais juste au moment où e
t avec une suspicion mêlée de colère. « Remets-toi au travail, gamine, et arrête de faire n'importe quoi, » grogna-t-il en la bousculant
it-il vraiment ? Elle revoyait sans cesse ses yeux froids et perçants, son sourire mystérieux, et les parol
qui s'étendait au-delà des fenêtres crasseuses. Elle savait qu'elle ne pouvait plus ignorer ce qu'elle ressentait. Mais entre les mains
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