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: Les Murmure
tée des longues journées de labeur. Elle était habituée à la rudesse de ce quotidien, au bruit assourdissant des
s et voleurs, Lira n'avait jamais connu autre chose que cet endroit sombre et suffocant. Orpheline, elle avait grandi en
beaux yeux sombres et sa silhouette envoûtante étaient des atouts dans ce lieu où la vertu se vendait au prix f
our la compromettre entièrement. Elle servait les clients, souriant quand il le fallait, détournant le regard quand les mains se faisaient trop baladeuses.
de partir loin de ces murs crasseux et de ces hommes aux désirs sans scrupules. Mais le monde extérieur lui était inconnu, et elle se sentait
ne prêter aucune attention aux beuveries environnantes. Ses yeux, d'un gris perçant, se posèrent sur Lira avec une intensité qui la fit frissonner. Il ne sour
ni de te traîner ? Ce client-là, c'est pas du bas de gamme. Fais ton boulot, et fais-le bien. » Lira acquiesça, les dents serrées, ressentant la brûlure de l'humiliation. Mais alors qu'elle se relevait, ses yeux croisèrent à nouveau ceux de l'étranger. Il la fix
s chandelles vacillait, Lira sentit une main glisser un papier dans le creux d
nde t'a oubliée, mais moi, je te vois. Le pouvoir que tu ignor
psa discrètement de la taverne, son pas léger glissant entre les ombres des ruelles qu'elle connaissait par cœur. Elle arriva au Vieux Port, là où les bateaux reposaient comme de grandes bêtes endormies, et attendit, le souffle court. Elle ne savait pas ce qui l'attendait, mais une part d'elle espérait que ce serait enfin la fin de son calv
rand, de plus sombre. Ce pouvoir qu'il évoquait... Et si c'était vrai ? Et si elle
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