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Éternité Possessive

Chapitre 4 Chapitre 4 : Un entretien troublant

Nombre de mots : 1657    |    Mis à jour : 18/07/2024

frais dans son esprit. Les conversations fascinantes avec Alexandre avaient éveillé en elle un désir insatiable d'en savoir

chées de la vie d'Alexandre. Elle savait qu'il ne serait pas facile de le faire parler, mais elle était prête à

courtoisie impeccable. « Mademoiselle Laurent

dit-elle, se dirigeant

de la cheminée, un livre à la main. Il leva les yeux

nt. « Je suis heureux de vous voir. Ê

avec un sourire. « Oui, je suis prête. Mer

indiquant un siège en face de lui. « Alors,

de votre vie que nous avons seulement effleurés hier. Par exemple, pouvez-vous me parler de votre famille ? Vous avez mentionné

arents sont décédés quand j'étais encore jeune, me laissant à la charge de mon oncle, un homme strict et exigeant. Il m'a enseigné tout ce

it qu'il y avait plus à découvrir. « Et

it Alexandre, son ton devenant plus distant. « Je suis

ez-vous vécu cette responsabilité si jeune ? Gérer un manoir, une for

ses yeux. « Ce n'était pas facile, bien sûr. Mais j'ai toujours ressenti un profond a

s ressentez une connexion particulière avec le passé. Avez-vous déjà eu l'im

crets, comme tous les lieux anciens. Mais je préfère penser que ce sont les souveni

à ce que cela pouvait signifier. « Avez-vous jamai

épondit avec prudence. « Disons simplement que j

eu de vos activités caritatives. Vous avez fait beaucoup pour la préservation du patri

nt aider ceux qui en ont besoin. C'est une responsabilité morale. La préservation du patrimoine

elle en souriant. « Je suis sûre que beaucoup de

sur son visage. « Mais assez parlé de moi. Et vous, Élis

ascinée par les histoires des gens, par la façon dont leurs vies se tissent ensemble pour créer quelque

Alexandre en hochant la tête.

ons à vous. Vous avez mentionné hier soir que certaines légende

dirigea vers une étagère. Il prit un vieux livre relié en cuir et le ramena à leur table. « Ce livre conti

réature de la nuit pour obtenir la vie éternelle. En échange, il devait protéger les secrets du manoir et veiller sur les terres d'Arcy. On d

e par l'histoire. « Et croyez-vous

. « Les légendes sont souvent basées sur des faits réels, mais défor

ons plus pointues. « Alexandre, vous avez une connaissance approfondie de l'histoire et des cultures. Comment

une intensité presque hypnotique. « La curiosité et la soif de savoir peuvent mener loin, Élise. E

s avant qu'elle ne puisse poser une autre question, Alexandre changea habilement de sujet. « P

l'effet de ses mots précédents. « Mais aucun n'

ant. « Chaque visiteur apporte une nouvelle persp

« Vous parlez souvent de perspectives et d'énergie. C

il calmement. « Certaines sont naturelles, d'autres moins compréhensibles. Mai

essentir que vous avez un secret, quelque chose que vous ne partag

e. « Nous avons tous nos secrets, Élise. Cert

osa-t-elle demande

Mademoiselle Laurent, est un fardeau que je porte depuis des siècles. C'est

es mots avaient un pouvoir hypnotique. Elle tenta de détourner l

voul

es ? » murmura-t-el

La vérité, Élise, est souvent plus étrange que la fic

loues. Alexandre tendit la main et prit doucement la sienne. « Il est ta

me sous l'emprise d'un r

ne vérité cachée derrière ses paroles, quelque chose de profond et d'ancienne. Mais elle ne pouvait pas encore le saisi

es questions encore plus pointues. Elle n'abandonnerait pas ju

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Éternité Possessive
“Le manoir d'Arcy se dressait avec majesté sur les collines boisées, entouré d'un voile de mystère et de légendes. Son architecture néo-gothique, tout en arcs et en flèches, témoignait de siècles de richesses accumulées et de secrets enfouis. Au sommet d'une colline, il surplombait la ville comme une sentinelle silencieuse, avec ses tours et ses gargouilles sculptées, éternellement figées dans des expressions grotesques. À l'intérieur, chaque pièce était un chef-d'œuvre de luxe et de raffinement. Le hall d'entrée, vaste et imposant, était illuminé par un gigantesque lustre de cristal, ses centaines de pendeloques scintillant dans la lumière tamisée. Les murs étaient ornés de portraits de famille, chaque visage capturant un moment figé dans le temps, témoignant d'une lignée ancienne et noble. Les tapis persans, épais et somptueux, étouffaient le moindre bruit de pas, ajoutant à l'atmosphère feutrée du lieu. Alexandre D'Arcy, le maître des lieux, se tenait près de la cheminée du grand salon, observant pensivement les flammes dansantes. Son apparence était aussi intemporelle que le manoir lui-même. De haute stature, il avait une présence imposante et magnétique. Ses cheveux noirs étaient soigneusement coiffés en arrière, révélant un visage d'une beauté classique, presque intemporelle, aux traits marqués et à la peau étrangement pâle. Ses yeux, d'un bleu profond, semblaient percer l'âme de quiconque croisait son regard. Vêtu d'un costume noir impeccablement taillé, Alexandre portait une montre ancienne à gousset, héritage familial qu'il consultait régulièrement, non par nécessité, mais par habitude. Les riches étoffes de ses vêtements contrastaient avec la froideur de sa peau, et une aura de mystère l'entourait, captivant et inquiétant à la fois. Dans le silence du salon, seul le crépitement du feu et le tic-tac de l'horloge résonnaient. Alexandre soupira profondément, ses pensées dérivant vers un passé lointain, un passé où il n'était qu'un jeune noble plein de rêves et d'ambitions. Fermant les yeux, il se laissa emporter par les souvenirs, les visions du passé se déroulant devant lui comme un film ancien.”